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Canaries
 
Cap Vert
 


Janvier 2010

La veillée de Noël est passée auprès d’amis suédois Ingvar et Seija qui ont concoctés toute sorte de spécialités scandinaves. Merci à l’IKEA de Las Palmas. Il y avait plein de bonnes choses parfois inconnues. Le tout arrosé de bières espagnoles, de verres de schnaps et accompagnés du fameux Skol ou Hicks.

A bord de Marieke III

Ingvar & Seija

Après les fêtes, l'ambiance est au grand départ, la série de front du sud-ouest semble enfin toucher à sa fin. Nous mettons à profits la fenêtre météo tant attendue et quittons la Gomera après y avoir passé 35 jours ma fois fort agréables malgré l'attente. Le 29.12 2009 vers 13h00 le moteur tourne et nous quittons nos voisins de pontons que l'on devrait revoir au Cap-Vert. 754 Miles ou environs 6 jours nous séparent de Palmeira sur l'île de Sal.
 
Dès la sortie de la marina, un vent d'ouest nous cueille. Nous sommes au près mais le vent adonne petit à petit. Dès le début de nuit, nous pouvons déjà naviguer au grand largue (vent venant de 120° sur l'arrière) qui est une allure bien plus confortable.
 
Il faut à nouveau s'habituer aux mouvements du bateau et reprendre le rythme des quarts. Nous optons pour 3 heures la nuit et la journée, nous composons avec l'état de fatigue de chacun. Comme toujours, les 2 premières nuits, le sommeil est difficile à trouver, après la cadence s'installe et l'on trouve le moyen de s'endormir plus facilement.

Couché de soleil

En ce qui concerne le réglage du voilier, nous essayons différentes combinaisons de voiles. Nous n'avons pas encore l'habitude de naviguer plein vent arrière si longtemps. A cette allure, avec le roulis inévitable, le génois est souvent déventé par la grande voile. Nous essayerons donc une variante avec génois tangonné d'un côté et trinquette de l'autre. Ou génois tangonné et grande voile de l'autre côté etc. Ces essais ne sont pas toujours concluants mais occupent une bonne partie de la journée ce qui laisse peut de temps à la cuisine, à la lecture ou au farniente.
 
Les journées passent très vite. Le matin, nous prenons notre petit déjeuner dans le cockpit (si le temps le permet) nous réglons les voiles et vers 10h00 c'est un rendez-vous météo avec Intermar (en allemand) vers 11h30 c'est radio france international puis le téléchargement de fichiers météo gribs.
 
Parallèlement, nous traînons deux lignes de pêche qui n'ont pas donnés grand chose les premiers jours.
 
Le passage du nouvel an fut très discret mais le lendemain, nous débouchons une bouteille de champagne pour célébrer dignement cet événement. C'est alors que le tendeur de notre ligne s'active, nous avons une touche, nous trinquerons plus tard, Claudia sort le saut et la petite bouteille d'alcool pour estourbir le poisson, c'est moins sanglant que la manivelle de winch. Mètre après mètre, nous parvenons à remonter notre ligne de pêche et voyons sauter une jolie daurade coryphènede à son extrémité.

Lignes de pêche

Elle est de taille modeste mais amplement suffisante pour agrémenter 2 excellents repas. Le premier, cru à la tahitienne (marinée dans du citron, de l'huile, de l'ail et des épices) et le deuxième sautée à la poêle avec des oignons et une sauce à la crème et vin blanc.

Dorade Coryphène

mijotée

Les conditions resteront très agréables tout au long de la traversée avec juste le passage d'une période de calme d'environ 20 heures ou le moteur fût mis à contribution. Nous devons même ralentir le bateau le dernier jour afin de ne pas arriver de nuit à Palmeira.
 
Au petit matin du 6ème jour, l'ancre croche par 4 mètres de fonds dans la baie de Palmeira. Quel contraste avec les Canaries. Les gens sont vraiment démunis. La première impression d'insécurité provenant de la lecture de guide ou les bruits de pontons est vite remplacée par l'accueil chaleureux mais quand même réservés des habitants.

Palmeira

pêcheurs

Nous hésitions à gonfler notre annexe non seulement parce que le bruit court que le vol d'annexe semble être un sport national mais aussi et surtout par flemmardise. En effet, notre annexe est soigneusement rangée dans son sac et il faudrait démonter le régulateur d'allure car il prend la place de l'annexe sur la jupe. Pour les quelques jours au Cap Vert nous trouverons une autre solution. Finalement un voisin français qui va à terre avec son annexe prend Thierry en passant. Plus tard, nous utilisons le bateau taxi local.

îliens

Nous découvrons l'île en aluguer, un taxi collectif (mini bus). Le sud bien venté offre de superbes plages de sable blanc et le kyte surf y est très prisé. Par contre,  de nombreux hôtels défigurent le paysage. Au retour, notre aluguer fait le plein. Nous sommes 19 passagers dont 4 enfants.

Eglise à Espargos.

Plage de Santa Maria

Santa Maria

Après quelques jours sur notre première île du Cap Vert, c'est une courte navigation qui nous conduit à Boa Vista (Sal Rei). Nous sommes tout près de la plage et ici il n'y a pas de bateau taxi. Nous mettons nos affaires dans un bidon orange étanche et nageons jusqu'au rivage. Les îliens sont surpris de voir de pauvres touristes comme nous débarquer ainsi. La ville de Sal Rei est dominée par les touristes italiens, eux aussi nous regardent bizarrement. Mais si l'année prochaine dans les boutiques à la mode, vous voyez exposés en guise de sac à main des bidons oranges, vous saurez de qui ils se sont inspirés.

Sal Rei sur Boavista

Bidon_sac à main

91 miles et une nuit de navigation plus tard, nous rejoignons Tarrafal (de vent) sur Sao Nicolau.

Tarrafal

Le mouillage est au début très tranquille et des enfants viennent nous rendre visite à la nage (sans bidon orange). Ils sont très amusants et quémandent des bonbons ou des stylos mais sans vraiment insister. Nous leur offrons à chacun une boisson (non alcoolisée) et ils repartent contents. Les 2 nuits suivantes sont nettement moins tranquilles. En face de Tarrafal, il y a une grande tranchée dans la montagne et le vent s'y engouffre, accélère et ressort sur le mouillage avec des bourrasques à 35 nœuds. C'est l'effet venturi.

Gamins

Eglise

Salomon

Salomon, un trois mât battant pavillon hélvétique

Coucher de soleil

Nous en avons assez de ce régime et quittons le mouillage, non sans avoir visité Taraffal (en bateau taxi), pour rejoindre la splendide baie de Mindelo sur l'île de Sao Vicente 47 miles plus tard.

Marieke III

Marieke III un Halberg Rassy 39 de nos amis suédois un peu secoué (le voilier pas nos amis)

Baie de Mindelo

Vendeuse ambulante

Marché aux légumes et poissons à Mindelo

 

 

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